Voilà une bonne anecdote à raconter plus tard à mes petits enfants… Ce weekend c’était le Jumping Gorilla Trail Run et je termine sur la boîte !

Tout a commencé avec Manu rencontré suite à mon dernier trail en Novembre. On s’est donné pour objectif de faire un trail ensemble. Lui plutôt chaud pour une longue distance, moi plutôt partant pour un plan kamikaze sans entraînement à mon habitude… Manu ayant mal aux genoux, nous nous rabatons sur le 30km qui constitue un bon compromis.

Je ne vais pas détailler toute la course, mais en quelques mots le parcours était vraiment beau. 100% chemins, pas un mètre de goudron ! Et que du beau chemin, 95% de single trail ! Un terrain super technique avec beaucoup de sections sauvages (sans chemin).

Il se trouve que dès le début je me retrouve en 3e position de la course (sans le savoir tout de suite) et je l’apprends au 10e km. Les deux premiers sont déjà loin devant et semblent imprenables. En revanche derrière moi il y a 3/4 coureurs qui ne sont pas loin. Pas de panique, je manque d’entraînement, donc je garde mon rythme sans trop regarder ce qui se passe derrière.

Le chemin passe, toujours aussi technique, en revanche la chaleur fait son apparition. Il est tout juste 9h et le soleil cogne fort. La chaleur arrive beaucoup plus tôt que prévu cette année…

Au 15e km nous descendons une colline dans une pente sans chemin avec de grandes herbes hautes. Je ne vois pas un caillou et je me tord la cheville. La douleur est vive sur le coup mais comme je suis loin de tout, et par experience, je sais qu’en cas d’entorse, il vaut mieux garder la cheville chaude sous peine de ne plus pouvoir poser le pied a terre. Je continue en trottinant et la douleur s’estompe.

Les kilomètres défilent, toujours en 3e position, derrière ça ne revient pas pour le moment. Je prends un bon coup de bambou dans l’avant dernière difficulté. Je n’avance plus, plus de jus. Je fais plusieurs pauses pour respirer. Même après la bascule j’ai du mal à récupérer.

Une des particularités de ce parcours, est que nous faisons des allers/retours sur plusieurs passages. Ce qui nous permet de voir où nous sommes par rapport aux autres coureurs. Le coureur qui etait en4e position (tee shirt bleu) depuis 15 bornes me double à une vitesse dingue avant la dernière montée, je n’essaie même pas de m’accrocher, je suis cuit.

Le 5e coureur (tee shirt blanc) me double à son tour, mais je note qu’il « coupe » en n’allant pas jusqu’au point de contrôle (du demi tour). Puis repart dans la dernière montée où il rattrape rapidement tee shirt bleu.

La situation est la suivante, je suis 5e, teeshirt blanc est 3e (en coupant) et teeshirt bleu est 4e. La coupe de teeshirt blanc m’a mis les boules et m’a reboosté. Je pousse un peu dans la montée et reviens facilement sur teeshirt bleu. Je profite d’un moment d’hesitation de teeshirt blanc sur le chemin a prendre pour m’elancer a fond dans la derniere descente (4km). Je pousse a fond pour lui laisser aucune chance de revenir sur moi.

Je profite de cette 3e place pour faire le podium, des photos avec la police locale et l’interview.

Au-delà du podium, cette course ultra technique reste un très bon souvenir, et je tenterai de revenir l’année prochaine !