En tant que femme d’expat, aka desperate housewife, voici un premier article culinaire, car hier, j’ai cuisiné une quiche.

A Pune, je n’ai pas trouvé de pâte feuilletée au rayon frais. Il faut dire que les rayons frais / ultra-frais ici sont beaucoup plus humbles que dans nos supermarchés en France. Or la tarte ou la quiche était un élément quasi hebdomadaire de nos menus lyonnais.

Il est également difficile de trouver des plats à tarte, les nôtres étant au repos au garde meuble en France. Heureusement Amazon.in est là pour tout dépannage, même si la quantité d’emballage utilisée pour un malheureux plat nous révolte.

Au détour d’une discussion avec d’autres desperate housewives, j’ai appris qu’on pouvait commander de la pâte feuilletée à la Persian Bakery de Kalyani Nagar, la veille pour le lendemain pour 200 roupies (2,5 €). Ô joie! Vendredi je m’y suis rendue pour commander ma « pâte feuilletée for one quiche please « , en Français dans la conversation. Puis j’ai envoyé mon chauffeur la récupérer quand elle était prête; c’est un des avantages d’avoir un chauffeur 14 heures par jour.

En effet, un chauffeur, au delà de nous conduire, peut être une vraie aide pour la famille en prenant le rôle de coursier ou celui de Huggy les bons tuyaux. Le nôtre n’a que 21 ans, il en parait 15, il a son permis de puis un peu plus d’un an, ne parle pas très bien Anglais. Donc les bons tuyaux il ne les a pas du fait de son manque d’expérience. Mais coursier, lorsque l’on est précis dans les adresses, ça il peut le faire ! La chance d’avoir un jeune c’est qu’il est connecté, génération smartphone, adepte de Google Map, ce qui n’est pas le cas de tous les chauffeurs.

Je m’égare… Ayant un plat à tarte, de la pâte pour faire deux tartes et demi dans mon frigo, et deux énormes poireaux impatients, je me suis donc lancée dimanche dans une quiche aux poireaux*.

Encore faut-il avoir les autres ingrédients, donc voici mes ajustements :

  • Environ 3 blancs de poireaux bio : j’ai 2 énormes poireaux pas bio, c’est plus que suffisant
  • 2 œufs entiers et 1 jaune : les œufs se trouvent partout, mais la coquille est très friable, c’est plus compliqué de d’habitude de séparer le blanc du jaune
  • 100 g de comté râpé : il n’y a pas de comté ici, j’ai donc utilisé le reste de gouda en tranche sous vide pasteurisé que nous avions, que j’ai coupé en petit carrés plats
  • 20 cl de crème de soja : aucune crème végétale dans les rayons, je suis désespérée, j’ai du utiliser la crème fraîche locale Amul. J’en ai mis 75 ml et j’ai ajouté un peu de lait d’amande
  • Huile d’olive
  • 1 pincée de noix de muscade
  • Poivre du moulin
  • Fleur de sel

Normalement je sers les tartes salées avec de la salade verte, mais laver correctement la salade quand on n’est pas immunisé contre la toxoplasmose, en Inde, avec le robinet d’eau purifié qui n’a pas de débit, c’est laborieux et long.

Ce qui reste de tarte après le déjeuner

Le résultat était plutôt réussi, je suis une desperate housewife fière qui a eu le droit à un classique « elle est bonne ta quiche Amour » de la part de son travailleur de mari. J’ai failli répondre « mon Cœur passe moi la salade », mais vous aurez compris qu’il n’y en avait pas!

*La photo de couverture est celle de la recette du site http://megalowfood.com, car je n’ai pas pensé à prendre mon oeuvre en photo à sa sortie du four… Je vous conseille néanmoins ce site Internet, plein de bonnes recettes IG bas et saines.